Notre action en microfinance au Burkina Faso
ALDEFI a commencé à prospecter à Ouagadougou en janvier 2007 pour chercher un opérateur parmi les caisses régionales d’épargne et de crédit. Le choix a porté sur SYDEV (Synergie et Développement des Institutions de Microfinance) et la région de Toma dans l’ouest du pays. Cette région est le fief de l’ethnie Samo, ethnie non dominante, ce qui explique en partie qu’elle ait été délaissée par les ONG. Déficit qu’a voulu combler ALDEFI en s’associant à l’URCCOM (Union Régionale des Caisses d’Épargne et de Crédit du Centre Ouest et du Mouhoum) qui gère 11 caisses d’épargne et de crédit et compte se développer.
15 000 € ont été alloués par ALDEFI en juillet 2007. ALDEFI a rencontré les femmes bénéficiaires du microcrédit, notamment les vendeuses de riz et les fumeuses de poisson.
Quel plaisir de voir ces premières bénéficiaires (environ 150), fières de leur travail, et engagées dans une activité génératrice de revenus qui leur donne dignité et indépendance financière. Certaines ont demandé d’étendre le crédit à d’autres activités comme l’élevage.
Le prêt moyen accordé est de 150 €, les bénéficiaires remboursent en un délai de 6 mois à un an avec un taux d’intérêt annuel de 10 %.
ALDEFI, en liaison avec l’Ambassade de France, espère bénéficier d’une partie des nouveaux crédits attribués aux ONG françaises au Burkina Faso pour l’année 2008. Cela permettrait de mieux répondre aux besoins ambitieux de l’URCCOM à hauteur de 45 000 € annuels jusqu’en 2010.
Ce pays d’Afrique de l’Ouest, sans accès à la mer, est particulièrement déshérité : pas de grand fleuve poissonneux comme le Niger, pas de ressource pétrolière, quelques rares mines. Pourtant les besoins sont criants et sa population ne cesse de croître (elle atteint 13,6 millions en 2007).
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