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Témoignage de Fily Sakiliba (Mali)
Je m’appelle Fily SAKILIBA présidente de l’association des femmes de Dinguira.
D’une manière générale, les femmes d’Almaméa (zone historique regroupant 10 villages dont Dinguira) connaissent un calendrier de travail très chargé à l’image du mien.
Je me lève dès l’aube au premier chant des coqs. Mon premier travail consistait à décortiquer le mil en même temps préparer la bouillie (petit déjeuner). Ensuite je balais la cours, transporte de l’eau pour le remplissage des Canaries.
Après avoir servi le petit déjeuner, je vais arroser mes parcelles d’oignon en même temps laver le mil décortiqué et les ustensiles de cuisine. De retour, je pile immédiatement le même mil pour avoir de quoi à préparer pour le déjeuner et le dîner.
La préparation de la pâte d’arachide est aussi manuel et prends 10 à 15 minutes chaque jour.
Les nuits passaient vites. J’avais l’impression de ne même pas dormir profondément car je ne ratais jamais les champs de coq qui me rappellent toujours mon quotidien. Je me sentais toujours courbatue et cette courbature disparaît au moment de mes activités.
En hivernage, je vais cultiver mon champ d’arachide en lieu et place du périmètre irrigué, activité génératrice de revenu de contre saison. Je m’adonner ensuite au mortier pour piler le mil puis à la cuisine une fois retourner du champ.
J’exerce quotidiennement toutes ces activités en plus de l’entretien de mes enfants et de mon mari.

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